Les différents types de placements financiers

26/01/2022

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Il existe une multitude de placements financiers, permettant d’investir dans des secteurs très variés. Leur nature, leur potentiel de rendement et leur niveau de risque le sont tout autant. L’important est de choisir un placement qui correspond à votre situation personnelle, à vos objectifs ainsi qu’à votre tolérance au risque et à votre capacité à subir des pertes.

Qu’est-ce qu’un placement financier ?

Un placement financier est un investissement. Cet investissement est utilisé par exemple pour financer des sociétés, des initiatives et des projets, des politiques publiques… Lors d’un investissement dans des actions, les profits, s’ils sont générés, peuvent vous être redistribués sous forme de dividendes. Les investissements effectués dans des obligations vous permettent de recevoir des intérêts. Ces placements financiers présentent un risque de perte en capital.

En tant qu’investisseur privé individuel, vous pouvez investir directement sur certains placements financiers. Les placements financiers sont accessibles via des enveloppes de placement (assurance vie, PER, PEA, …) vendues par un investisseur institutionnel (assureur, banque, courtier) et constituent des supports. Schématiquement, l’investisseur institutionnel va vous proposer des enveloppes réglementées via lesquelles il investira pour vous le capital sur les supports que vous choisissez. En contrepartie, il peut vous prélever des frais de gestion et/ou sur les opérations que vous pouvez réaliser pendant la durée de votre contrat.

En tout état de cause, vous devez bien étudier votre projet. Définissez vos objectifs à court, moyen et long terme et évaluez votre appétence au risque. Faites-vous accompagner par votre conseiller habituel ou simulez vos projets. Il est primordial de choisir un montant d’investissement et des placements financiers adaptés à votre situation personnelle, financière et fiscale.

Exemple : Pierre est passionné de voile et il aimerait s’acheter un bateau. Pour ce faire, il souhaite placer son capital et le faire fructifier. Pierre a eu le bon réflexe : se rapprocher de son conseiller pour étudier avec lui son projet. La 1ère étape est de définir son horizon de placement : 5 ans serait parfait. Puis son appétence au risque : il est conscient que les rendements actuels du fonds en euros ne suffiront pas à financer son projet mais il veut pouvoir sécuriser une partie de son capital. Il devra donc en investir une partie sur le fonds en euros et une autre partie sur des supports un peu plus risqués. Enfin, le développement durable lui tient à cœur : il veut donner du sens à son épargne. Son conseiller l’oriente vers son assurance vie, déjà souscrite quelques années auparavant : 

  • Il pourra récupérer les sommes quand il le souhaite : à 5 ans comme prévu, avant en cas de coup dur ou même après ;

  • Les supports sont suffisamment diversifiés pour satisfaire Pierre en termes de sécurité et rendement tout en l’exposant à un risque de perte en capital ;

  • Les contrats d’assurance vie proposent de plus en plus d’investissements dits socialement responsables.

  • Bien évidemment, il devra prendre en compte la fiscalité appliquée lors de ses rachats (retrait de tout ou partie du capital) ainsi que les éventuels frais de gestion de son contrat.

Dans 5 ans, son rêve a des chances de se réaliser ! 

Les livrets et dispositifs bancaires

Qu’est-ce qu’un livret bancaire ?

Parmi les livrets bancaires les plus connus figurent :

  • le livret A,
  • le livret jeune (accessible entre 12 et 25 ans) que vous pouvez souscrire pour votre enfant,
  • le livret d’épargne solidaire (LDDS),
  • les Plans et Comptes épargne logement (PEL et CEL) dédiés aux projets immobiliers.

Ces livrets bancaires sont sans frais, les retraits sont possibles à tout moment (hormis sur les PEL et CEL) et bien souvent les intérêts produits par votre épargne ne sont pas imposés. En revanche, leur rentabilité est relativement limitée (entre 0,5 % pour le livret A et 1 % pour le livret le PEL).

Les livrets bancaires sont adaptés si votre priorité est de vous constituer une épargne de précaution, la sécurité primant alors sur la recherche de rendement. Ils le sont également si vous souhaitez créer une épargne pour vos enfants.

Qu’est-ce que le Compte à terme (CAT) ?

Sur le Compte à terme, votre épargne est bloquée pendant une durée déterminée. Pendant ce délai, le capital va générer des intérêts. La durée du placement, le montant et les modalités du taux (taux fixe, progressif, variable, …) et le fonctionnement du CAT (possibilité de retraits anticipés ou non, …) sont fixés par le contrat que vous propose votre banque. 

S’agissant de la fiscalité, les intérêts perçus sont soumis au PFU (prélèvement forfaitaire unique) de 30%.

Le CAT est un placement adapté si vous avez un projet en particulier à financer et que vous ne souhaitez pas prendre de risque avec votre épargne. 

L’assurance vie et le PERIN

La majorité des contrats d’assurance vie et des PERIN sont dits Multisupports. Ils vous proposent d’investir sur plusieurs supports dont le fonds en euros, connu pour sa stabilité mais son rendement limité, et des supports dits en unités de compte.

Le terme « unités de compte » regroupe un large panel de supports financiers :

  • actions,
  • obligations,
  • patrimoine immobilier via des SCPI ou SCI,
  • des valeurs mobilières ou actifs,
  • etc.

Le point commun de tous ces supports est leur volatilité : contrairement au fonds en euros, ils sont soumis aux fluctuations des marchés financiers. Ils sont donc plus risqués, mais offrent des potentiels de rendement bien plus importants.

Attention, tous les contrats ne proposent pas les mêmes supports financiers et certains ne disposent que d’un fonds général. Avant de souscrire, regardez bien les caractéristiques du produit.

Les contrats multisupports sont adaptés si vous cherchez à diversifier votre épargne pour la rendre plus performante, mais souhaitez tout de même en sécuriser une partie. Ils ne le sont pas si vous cherchez à accéder à des placements boursiers. Dans ce cas, notez que le PERIN existe sous une forme compte-titres.

Consultez notre comparatif assurance vie vs PERIN

L’assurance vie

L’assurance vie fait partie des placements préférés des Français. Et pour cause : elle permet d’épargner dans un cadre très souple. Vous versez sur votre contrat et récupérez tout ou partie de votre capital (c’est-à-dire vos versements nets de frais d’entrée) quand vous le souhaitez. Le montant de ce capital peut bien évidemment varier dès lors que l’investissement se fait sur des supports en unités de compte.

Côté fiscalité, cette dernière peut devenir très avantageuse à partir des 8 ans de votre contrat :

  • La fiscalité sur vos produits ne s’applique alors qu’après un abattement de 4 600 € pour une personne seule et de 9 200 € pour un couple marié ou pacsé.
  • De même, pour les produits des primes versées avant le 27/09/2017 par exemple, le taux de prélèvement forfaitaire appliqué baisse à 4 ans puis après 8 ans.

La fiscalité en cas de succession est elle aussi intéressante. Pour les versements effectués avant vos 70 ans, vos bénéficiaires bénéficient d’un abattement de 152 000€ chacun.

L’assurance vie est un placement adapté s’il est important pour vous de pouvoir récupérer tout ou partie de votre épargne quand vous le souhaitez. Elle l’est également si vous êtes dans l’optique de préparer votre succession.

Le PERIN (Plan épargne retraite individuel) assurantiel

Le PERIN est un contrat d’assurance vie spécifiquement dédié à la préparation de la retraite. Vos encours sont bloqués jusqu’à cette échéance, sauf aléas de la vie (5 cas prévus par la loi) et achat de la résidence principale.

Vous avez la possibilité de déduire vos versements de votre revenu imposable et de réaliser ainsi une économie d’impôts.

A la retraite, vous pouvez récupérer vos encours sous forme de capital, en 1 ou plusieurs fois, ou sous forme de rente (un montant vous est versé tous les mois), ou encore panacher ces 2 options, selon la nature des sommes concernées. En terme de fiscalité : 

  • Le capital racheté (c’est-à-dire récupéré en tout ou partie) est intégré au barème de l’impôt sur le revenu après abattement de 10% ;
  • Les plus-values sont soumises au régime de la flat tax au taux de 30 % (prenant en compte les prélèvements sociaux au taux de 17,2 %).

Le PER est adapté si vous voulez préparer votre projet retraite avec une certaine discipline. Il l’est également si vous êtes fortement imposé et souhaitez bénéficier d’un avantage fiscal.

Les placements boursiers

Les placements boursiers offrent un panel d’investissement très diversifié. Mais contrairement aux enveloppes assurantielles, l’accès au fonds en euros n’est pas proposé.

Le Plan d’épargne en actions (PEA)

Le PEA est un produit d’épargne réglementé qui vous permet de vous constituer un portefeuille d’actions d’entreprises européennes. Il est plafonné à 150 000 euros d’investissement et tout retrait avant les 5 ans du contrat entraine sa clôture.

Il est par nature plus risqué que les placements assurantiels puisque la sécurisation d’une partie du capital sur le fonds en euros n’est pas possible.

Concernant la fiscalité, elle devient attractive au-delà des 5 ans puisque les plus-values ne sont plus imposées à l’impôt sur le revenu (les prélèvements sociaux restent dus au taux de 17,2 %). Avant cette échéance, c’est le régime de la flat tax qui s’applique au taux de 30 % (prenant en compte les prélèvements sociaux au taux de 17,2 %) ou le barème de l’impôt sur le revenu sur option en année N+1.

Le PEA est adapté si vous êtes dans une stratégie de diversification et que vous vous inscrivez dans le moyen terme.

Le compte-titres

Le compte-titres offre un accès à une classe d’actifs très large (actions, obligations, Sicav, FCP, …), ce qui en fait son atout, mais il n’offre pas d’avantage fiscal. En effet, les plus-values restent entièrement imposées au régime de la flat tax.

Par ailleurs, il n’est pas plafonné et l’ancienneté du contrat n’entraîne aucun avantage fiscal.

Le compte-titres est adapté si vous vous inscrivez dans une stratégie de diversification poussée de votre épargne et que vous souhaitez investir sur les marchés internationaux. 

Les placements immobiliers

Vous n’avez pas forcément besoin d’acheter un bien immobilier pour investir dans la pierre. Il existe plusieurs dispositifs vous permettant d’acheter des parts immobilières : c’est ce qu’on appelle la pierre-papier.

SCPI

Le plus connu est sans doute la SCPI (Société Civile de Placement Immobilier). Il s’agit d’une société qui achète et gère des parcs immobiliers (bureaux et logements locatifs). Vous achetez des parts en fonction de votre capacité d’investissement et recevez les loyers à hauteur de celles-ci. Les SCPI sont aussi accessibles via des contrats d’assurance vie ou des PER.

OPCI

Il existe également des OPCI (Organismes de Placement Collectif en Immobilier) qui correspondent à un fonds composé de biens immobiliers et d’actions et autres titres, ainsi que des SIIC (Sociétés d’Investissements Immobiliers Cotées).

La pierre papier est adaptée si vous souhaitez investir dans l’immobilier sans pour autant recourir au crédit ou à un endettement trop important. Les OPCI offrent également plus de liquidité qu’un achat immobilier, ce dernier supposant par définition une immobilisation du capital investi. 

 

Cet article purement informatif dresse la liste des principaux placements financiers et ne constitue ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, ni un conseil. Il ne doit en aucun cas servir de base ou être pris en compte pour quelque contrat ou engagement que ce soit. Le plus important pour vous est de vous orienter vers un placement adapté à votre situation personnelle et à vos objectifs ainsi qu’à votre tolérance au risque et à votre capacité à subir des pertes. Le secret pour une bonne gestion de vos placements tient aussi dans la diversification. Vous profitez ainsi des avantages de chacune des solutions et de leur complémentarité. 

Conformément à l’article A.132-5 du Code des assurances, la valeur des supports en unités de compte, qui reflète la valeur d’actifs sous-jacents, n’est pas garantie mais est sujette à des fluctuations à la hausse ou à la baisse dépendant en particulier de l’évolution des marchés financiers et/ou immobiliers. Les supports en unités de compte présentent donc un risque de perte en capital pouvant être partielle ou totale. L’assureur ne s’engage que sur le nombre d’unités de compte mais pas sur leur valeur.

Pour vous aider à choisir le produit adapté à la réalisation de vos projets, demandez à être rappelé par un conseiller pour partager votre projet avec lui.

 

Pour vous aider à choisir le produit adapté à la réalisation de vos projets, demandez à être rappelé par un conseiller pour partager votre projet avec lui.